Toros Roslin, « L’Adoration des mages », XIIIe siècle
« L’Adoration des mages », miniature de Toros Roslin, XIIIe siècle.
La séparation nette entre les fêtes de la Nativité et de la Théophanie s’est formée progressivement dans la tradition chrétienne et n’a été officiellement établie qu’en 451, au concile de Chalcédoine, que toutes les Églises n’ont pas accepté, dont l’Église apostolique arménienne. Fidèles à la tradition préchalcédonienne, les Arméniens célèbrent donc le 6 janvier la Théophanie, fête réunissant la Nativité, l’Adoration des mages et le Baptême de Jésus. Les coptes célèbrent la même fête le 7, et au patriarcat arménien de Jérusalem elle tombe le 19 janvier, car on y suit le calendrier julien.
Dans la miniature, la Vierge en trône tient l’Enfant Jésus, les mages apportent leurs présents à droite, un bœuf et un âne se tiennent près de la crèche, et des anges et une étoile apparaissent en haut. En bas figurent un vieillard en train d’écrire et une scène du bain de l’Enfant.








